La transition énergétique avance…

Nous préparons le réseau électrique de demain !

Les moyens de production d’électricité en Grand Est se diversifient avec le développement des énergies renouvelables.

Le défi de RTE et des gestionnaires de réseaux de distribution est d’adapter le réseau électrique pour collecter l’électricité produite par ces nouvelles installations et l’acheminer jusqu’aux consommateurs.

Cette plateforme de concertation vous permettra de prendre connaissance du projet de S3REnR Grand Est et de formuler vos observations, questions et propositions.

Pour mieux nous connaître : Qui sommes-nous ?

Pour vous informer sur le projet de schéma : Le projet de schéma.

Pour consulter la carte des ouvrages électriques à renforcer ou à créer envisagés dans le S3REnR : Carte

Du 14 septembre au 30 octobre 2020, vous avez la possibilité de formuler vos remarques ou de poser vos questions : Vos contributions.

Et pour toute autre question : Nous contacter

 

Vidéos : Les attentes des parties prenantes vis-à-vis du S3REnR

Interview de Christèle Willer, Vice-présidente de la région Grand Est en charge de la transition énergétique

Interview de Céline Davril-Bavois, Directrice du Parc Naturel Régional des Ardennes

 

 

 

Consultez les dernières contributions déposées :

Consistance du schéma
Contribution n°13 - le 19 octobre 2020

Madame, Monsieur,
Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges a réalisé en 2019 une étude énergies renouvelables. Celle-ci montre un potentiel intéressant sur les ENR électriques (solaire, hydroélectricité…). Cette étude a également permis de définir une stratégie aux horizons 2030 et 2050. La stratégie à 2030 prévoit à la fois des projets individuels et des projets plus structurants parmi lesquels :
- Photovoltaïque :
- 95 sites équipés d’ombrières (22GWh/an)
- 18.2ha de centrales au sol (46GWh/an)
- 450 installations photovoltaïques sur bâtiments agricoles ou industriels (100GWh/an)
- Méthanisation : 3 unités de méthanisation en cogénération (20GWh/an)
- Hydroélectricité : installations hydroélectriques (+10GWh/an)
Outre cet engagement du Parc, le contexte territorial est favorable au développement des ENR : SRADDET, PCAET, démarches TEPOS, dynamiques citoyennes soutenues par le GECLER… Ce sont autant d’indicateurs qui nous laissent à penser que de nouveaux projets vont émerger en plus de ceux envisagés à ce jour.
Or sur notre territoire, selon les données du site https://www.capareseau.fr/ , les capacités d’accueil non affectées semblent limitées :
- Secteur 9 : 1.2MW - Seuls les postes de Gérardmer (1MW) et de Anould (0.2MW) disposent encore d’une capacité d’accueil, bien que toute relative. Les autres postes semblent quant à eux saturés (Saint-Dié-des-Vosges, Cornimont, Le Thillot, Remiremont)
- Secteur 10 : 9.2MW - Les postes de Logelbach, Ribeauvillé et Guebwiller sont arrivés au terme de leur capacité. Celui de Thann est en passe de le devenir (0.1MW restant). Les postes de Munster (1.2MW), Masevaux (1.8MW) et Lapoutroie (4.1MW) bénéficient quant à eux d’une légère marge.
Aussi, au vu des travaux prévus dans le projet de S3REnR, nous nous interrogeons sur la future capacité du réseau à absorber de nouveaux projets sur notre territoire. Cette inquiétude est d’autant plus forte dans les secteurs où les capacités d’accueil semblent nulles. Sauf erreur de notre part, il nous paraitrait de fait pertinent de prévoir des travaux a minima sur les postes n’ayant pas ou peu de capacités (évolution des postes ou automates).
Restant à votre entière disposition pour toutes précisions,
Cordialement,

Consistance du schéma
Contribution n°12 - le 19 octobre 2020

Bonjour,

vous trouverez ci-jointe la contribution du territoire des Vosges Centrales au S3RENR.
Sincères salutations.

Jacques GRONDAHL
DGD SEM TERR'ENR

Consistance du schéma
Contribution n°11 - le 15 octobre 2020

Noyé dans un grand schéma au doux acronyme de S3REnR... à noter un projet de pose d'un poste de transformation pour CIGEO !
Mais CIGEO relève de l'absurde aveuglement qu'il serait possible de ne plus penser que le nucléaire crée des déchets en quantité et pour des milliers d'année ! Ni CIGEO, ni poste de transformation insidieux, c'est la seule voie vertueuse.

Réponse de RTE, le 20 octobre 2020

Bonjour,

Votre contribution semble considérer que le poste de transformation destiné à alimenter en électricité le projet de site industriel de CIGEO serait intégré au S3REnR Grand Est.

Nous tenons à vous préciser que ce n’est pas le cas. Le S3REnR identifie la nécessité de construire un nouveau poste électrique dans le sud du département de la Meuse pour accueillir les énergies renouvelables (nommé 55-01).

Par souci de transparence, il est évoqué (en page 73 du projet de schéma) une possible optimisation des investissements : en effet, si le poste électrique pour CIGEO est réalisé et selon son échéance de mise en service, RTE s’interrogera à ce moment sur la nécessité d’en créer un 2ème à une vingtaine de kilomètres plus loin pour évacuer les EnR.

Quoi qu’il en soit, le projet de poste destiné à CIGEO n’est pas intégré au S3REnR.

L'équipe RTE en charge du S3REnR Grand Est »

 

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Transition énergétique et énergies renouvelables
Contribution n°10 - le 15 octobre 2020

Dans la lutte contre le réchauffement climatique, est il bien judicieux d'ajouter des moyens de production d'électricité intermittent, quels qu'ils soient, en Moselle ou plus largement dans le Grand Est ?
La réponse est sans aucun doute : NON !

Analysons ensemble les bilans électrique RTE Grand Est 2018 et 2019 :

2019 : https://assets.rte-france.com/prod/public/2020-07/RTE%20Essentiel%20Re%CC%81gion%202019_Grand%20Est.pdf

2018 : http://www.haute-marne.gouv.fr/content/download/15753/103260/file/Bilan%20%C3%A9lectrique%202018%20Grand%20Est.pdf

Bilan 2019 page 20 : "Avec 104,1 TWh, la production d’électricité reste stable en 2019 (104,6 TWh en 2018). La baisse de 5 % de la production nucléaire est compensée par l’augmentation de la production d’origine renouvelable et le recours aux centrales au gaz." L'emploi du mot "recours" est bien étrange ...

Bilan 2019 page 20 et 21 : Dans la composition du parc de production régional on peut voir que :
Le parc thermique a une puissance de 3157MW et il a produit 9.8TWh en 2019.

Bilan 2018 page 30 et 31 : Dans la composition du parc de production régional on peut voir que :
Le parc thermique a une puissance de 3110MW (14.1% de la capacité total de 22056MW) et il a produit 8.9TWh (8.5% de la production total de 104.6TWh)

Nous avons donc pour une production totale sensiblement identique entre 2018 et 2019 la production thermique qui a bondi de 10% passant de 8.9TWh à 9.8TWh. Étrangement ce chiffre n'apparait pas clairement dans le bilan 2019. Il a fallu que je le calcule.

En revanche il est très clairement indiqué dans le bilan 2019 page 21 :

"Avec 237 MW de puissance installée, le parc bioénergies a augmenté sa capacité de 5,7 %. Le parc éolien en Grand Est est le deuxième parc le plus important de France (3 603 MW, soit 21,8 % du parc éolien national). Il a augmenté de 6,5 % soit 220 MW supplémentaires en 2019. De même la puissance installée du parc solaire s'établit à 541 MW, en hausse de 10,7 % par rapport à 2018."

Malgré toutes ces augmentations de puissance installé d'ENRi le bilan est amer ! Non ? Essayons de comprendre pourquoi ?

Les ENR étant prioritaire sur le réseau, elles se font leurs place sur la part de l’énergie nucléaire (par volonté politique). Ce qui explique la baisse de 5.2% de production nucléaire.
Quand le vent souffle et que le soleil brille les ENRi sont en action. Mais quand la nature en décide autrement pour quelques heures ou quelques jours, il faut combler le vide de production instantanément. Ce vide devient de plus en plus grand à mesure que la puissance installé d'ENRi augmente.
Il faut donc recourir de plus en plus (rappel +10%) à la production thermique avec son "gros" lot d'émissions de co2.

Soit exactement l'inverse des promesses des ENRi (éolien et solaire)

Bilan 2019 page 23 : " Émissions de CO2 : 4,13 millions de tonnes. On observe une baisse de 6 % des émissions de CO2, en grande partie due à la diminution de 55 % de la production charbon sur la région. "
Effectivement les émissions de co2 ont baissées, mais la seule et unique raison de cette baisse provient du passage de la production charbon à une production gaz. Les ENRi n'y sont pour rien, bien au contraire, ils ont conduit à plus de production thermique.

Intéressons nous maintenant à un autre aspect. Celui de la production, de la consommation, de la transformation et du transport de l'électricité.

Bilan 2019 page 20 : VOLUME DE LA PRODUCTION PAR DÉPARTEMENT La Moselle est le département du Grand Est qui produit le plus avec 36.4TWh
Bilan 2019 page 24 : RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE DE LA CONSOMMATION La Moselle consomme 7.4TWh

Après une petite soustraction nous découvrons que 29TWh sont donc transporté hors de Moselle.
Plus intéressant encore ces 29TWh couvre plus que largement la demande des départements limitrophes et pays voisins.
Bilan 2019 page 20 et 24 :
La Meuse produit 1.1TWh et consomme 1.4TWh demande = 0.3TWh.
La Meurthe et Moselle produit 5TWh et consomme 5.2TWh demande = 0.2TWh.
Le Bas Rhin produit 4.5TWh et consomme 7.9TWh demande = 3.4TWh.
Bilan 2019 page 26 : Export du Grand Est vers les pays limitrophes de la Moselle. Le Luxembourg et Allemagne 15.5 + 1.3 - 2.47 TWh = 14.33TWh de demande aux frontières.

La demande autour de la Moselle est donc de 14.33 + 3.4 + 0.2 + 0.3 = 18.33TWh.

Il reste donc plus de 10TWh (29TWh - 18.33TWh) que la Moselle a produit et qu'elle doit transporter au-delà de ses départements limitrophes.

Un tel volume de transport d'électricité sur des distances très grandes (au-delà des départements limitrophes) nécessite plusieurs transformations de tensions et engendre d’innombrable pertes que je ne vais pas calculer ici.
Par contre il est important de préciser que ces pertes ont une incidence terrible sur le réchauffement climatique vu qu'elles dégagent de la chaleur par effet Joule.

Encore une fois le bilan est amer ... La Moselle de part sa surproduction est responsable d'un phénomène de réchauffement climatique.

On peut même étendre cette analyse à l'ensemble du Grand Est qui est également en surproduction. (voir page 20 du bilan 2019) "Le taux de couverture moyen annuel est de 229 % en 2019"

CONCLUSION : développer encore plus le réseau pour y brancher plus de moyen de production intermittent est absurde. Cela aggrave le problème de réchauffement climatique.

Environnement et cadre de vie
Contribution n°9 - le 13 octobre 2020

Madame, Monsieur,

La LPO Champagne-Ardenne est une association de protection de la nature basée dans l’ex région Champagne-Ardenne. Parmi nos nombreuses missions, nous déclinons localement les plans d’action nationaux concernant le Milan royal et les Aigles pêcheurs mais menons également de nombreuses actions en faveur des Busards cendrés et des Cigognes noires.
Toutes ces espèces sont très sensibles au développement de la filière éolien et nous avons donc lu très attentivement le S3REnR Grand Est.
Nous sommes surpris de constater que la Biodiversité est peu prise en compte dans ce schéma. L'évaluation environnementale du dossier s'avère peu complète et insuffisante. L’impact potentiel des nouvelles infrastructures n’est pas traité. Pourtant l’implantation du futur raccordement (lignes et postes) est fortement liée aux potentiels éolien et photovoltaïque présents et aux projets en cours (c’est même stipulé dans le projet : "Le schéma est élaboré à partir d’une identification des gisements potentiels d’énergie renouvelable à venir. Ces données sont issues du croisement de plusieurs sources : remontées des acteurs du territoire et des représentants des porteurs de projets, demandes de raccordement faites auprès des gestionnaires de réseau"). Il est donc facile de savoir quels secteurs seront concernés et donc de croiser les connaissances avec les espèces sensibles. Milan royal
Il est pour nous totalement absurde de ne pas tenir compte de ces éléments à ce stade et d’attendre des études localisées ultérieures (perte de temps et d’argent). La séquence ERC débute par éviter… il vaut donc mieux prévenir que guérir à ce stade.
Nous pensons également que la séquence ERC présentée est incomplète et peu précise. Elle nécessite d’être revue et enrichie.
Autre surprise, nous n’avons jamais été consultés par le bureau d’étude ADAGE qui a réalisé l’évaluation environnementale. Pourtant, en mars dernier, suite au premier courrier de RTE annonçant la concertation sur ce dossier, j’avais personnellement téléphoné à M. Delaitre en charge de ce dossier à RTE afin de l’alerter sur la nécessité de prendre contact avec le réseau ODONAT Grand Est qui fédère la quasi-totalité des associations de protection de la nature du Grand Est. Cette prise de contact aurait permis au Bureau d’Etude ADAGE de tenir compte des zones de sensibilité des espèces jugées prioritaires (qui seront forcément concernées par ce schéma et ce qui va en découler) dans son rapport.
A ce stade, nous demandons une réelle réflexion et une réelle prise en compte de la biodiversité dans ce S3REnR via une étude environnementale complète tenant compte des connaissances présentes et disponibles sur ce territoire. Nous précisons à ce titre que la DREAL possède des cartes de sensibilité pour certaines espèces qu’il serait judicieux de mettre à profit.
Bien cordialement

Christophe Hervé

Réponse de RTE, le 20 octobre 2020

 

Bonjour,

 

Vous attirez notre attention sur l’évaluation environnementale du S3REnR et la prise en compte de la biodiversité.

 

Tel qu’en dispose l’article R 121-20 du code de l’environnement, le dossier de concertation consultable sur la plateforme https://www.concertation-s3renr-ge.fr comprend « l’aperçu des incidences potentielles sur l’environnement ». Ce document ne constitue pas le rapport d’évaluation environnementale à proprement parlé du schéma. Il s’agit d’un document synthétique qui a vocation à être présenté lors de la concertation préalable du public aux côtés du schéma, afin d’éclairer le public sur la démarche globale d’évaluation environnementale menée dès la phase d’élaboration du schéma pour prendre en compte les enjeux environnementaux. Il s‘agit donc d’un document préliminaire qui offre un premier aperçu du contenu du rapport d’évaluation environnementale.

 

Le bureau d’études Adage travaille actuellement sur l’évaluation environnementale en tant que telle, dont le rapport sera beaucoup plus étoffé.

 

La procédure applicable à ce type de schéma (article R 122-2 du code de l’environnement) prévoit par ailleurs de soumettre le rapport d’évaluation à l’avis de l’autorité environnementale régionale (MRAE).  Cet avis portera sur la qualité de l’évaluation environnementale, les incidences potentielles de la mise en œuvre du schéma sur l’environnement et les mesures pour maîtriser ces incidences.

 

S’agissant de l’évaluation environnementale des projets EnR, si des hypothèses sur l’arrivée de ces derniers sont effectivement formulées afin d’éclairer au mieux le public, il est important de rappeler que le S3REnR n’a pas pour objet d’assurer la planification de ces futures installations en prédéfinissant, à la place des producteurs qui en assurent la maîtrise d’ouvrage, leurs implantations ou leurs caractéristiques techniques. Il convient par ailleurs de souligner que chaque projet d’installation de production est soumis à sa propre règlementation concernant notamment la procédure d’évaluation environnementale.

 

En effet, ce projet de schéma prend en compte les besoins en raccordement exprimés par les producteurs, quels qu’ils soient. RTE doit faire preuve de non-discrimination à leur égard et se doit de proposer une solution de raccordement au regard des lieux d’implantation envisagés.  

 

Enfin, et comme son nom l’indique, le S3REnR est un schéma régional qui ne préjuge aucunement de la localisation précise des ouvrages à créer, comme vous l’avez souligné.  

 

D’une part, à ce stade, l’appréciation des impacts environnementaux ne peut donc être réalisée qu’à grande échelle (ZNIEFF, Natura 2000, réserves naturelles, zones humides, trames vertes et bleues, forêts de protection, …), vous trouverez cette analyse dans le rapport d’évaluation environnementale stratégique. Les enjeux de protection de la biodiversité que vous évoquez (cigogne noire, milan royal… ) seront étudiés de manière plus fine à l’échelle des projets et nous ne manquerons pas de solliciter les parties prenantes impliquées sur ces différents sujets le moment venu.

 

D’autre part, s’agissant de la définition de mesures ERC, les mesures d’évitement sont tout d’abord intégrées dans la démarche d’élaboration du S3REnR : la recherche prioritaire d’une adaptation du réseau existant, la mutualisation des nouveaux développements, le choix de privilégier la mise en souterrain pour les nouvelles liaisons lorsque les conditions technico-économiques le permettent. Ces orientations permettent très en amont de minimiser les impacts environnementaux des futurs aménagements.

 

Des mesures d’évitement / réduction génériques sont par ailleurs définies au regard de chaque type de projet du S3REnR et de leurs incidences potentielles. Ces mesures seront déclinées lors des études détaillées des projets. C’est à cette occasion seulement que seront définies, en dernier ressort, des mesures de compensation.

 

L’équipe S3REnR Grand Est

 

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